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Généralités
La famille des Verbénacées est une famille de plantes
dicotylédones, qui comprend classiquement plus
de 90 genres. Cependant, les dernières
recherches phylogénétiques ont réduit la
taille de cette famille au profit des Lamiacées,
dont les caractéristiques sont souvent très
proches des Verbénacées, qui ne comprend plus
à présent que les genres suivants :
Acantholippia, Aloysia,
Baillonia, Bouchea, Casselia, Castelia,
Chascanum, Citharexylum, Coelocarpum, Diostea,
Dipyrena, Duranta, Glandularia, Hierobotana,
Junellia, Lampayo, Lantana, Lippia, Nashia,
Neosparton, Parodianthus, Petrea, Phyla, Priva,
Recordia, Rehdera, Rhaphitamnus, Stachytarpheta,
Stylodon, Tamonea, Urbania, Verbena,
Verbenoxylum, Xeroaloysia, Xolocotzia.
Pour des raisons pratiques (bibliographiques
notamment), je me suis basé sur la
classification taxonomique classique, se référant
aux critères morphologiques, et non phylogénétiques.
On trouve parmi ces genres des arbres, des
lianes, des arbustes et des plantes herbacées.
Leur répartition est surtout centrée sur les
domaines équatoriaux, tropicaux et
subtropicaux, mais on trouve des Verbénacées
dans le monde entier, à l’exception du nord
et du centre de l’Eurasie. En Suisse, la seule
espèce répertoriée est Verbena
officinalis L.. On trouve en plus en Europe
les genres Vitex,
Lantana
et Lippia. (Voir la clé de détermination)
Les Verbénacées sont largement utilisées dans les régions
où elles poussent, et ce à des fins très
diverses, en tant que plantes médicinales,
ornementales, aromatiques ou encore comme bois
de construction.
2. Caractéristiques
botaniques des Verbénacées
Les Verbénacées se caractérisent par une corolle à 4 ou 5
lobes plus ou moins inégaux, 4 étamines, dont
2 plus longues, aux filets insérés sur le tube
de la corolle. Le pistil est composé d’un
ovaire qui peut être divisé en 2 ou 4 loges,
et d’un style terminal portant 2 stigmates,
parfois soudés. Le calice, persistant après
floraison, présente 2, 4 ou 5 divisions. Le
fruit est une capsule qui peut soit rester fermée,
soit s’ouvrir en 2 ou 4 parties à maturité.
Il est charnu extérieurement avec un noyau
divisé en 4 loges. Les feuilles sont opposées
ou verticillées et les fleurs sont de couleur
bleu, lilas, rose ou blanchâtre.
Verbénacées et
Lamiacées
Verbénacées et Lamiacées sont 2 familles très
proches, et il n’est pas surprenant de voir
des genres passer d’une famille à l’autre.
Classiquement, les différences entre les 2
familles se résument comme suit :
Verbenaceae
Lamiaceae
-Préfloraison quinconciale de
- 2 pétales enveloppant les 3 autres
la corolle
-disque nectarifère non développé - disque nectarifère développé
-style terminal
- style gynobasique
-placentation axile
-
placentation subassilaire
-fruit drupacé
- tetrakène
Il faut toutefois se méfier de ces critères. Premièrement,
comme on l’a vu, la nouvelle classification ne
les admet plus comme critères valables de différentiation.
De plus il existe de grandes variations par
rapport à
ces critères, qui font une identification
certaine difficile. Ainsi, la Verveine
officinale à une placentation subassilaire et
un fruit tetrakène. Elle pourrait ainsi être
facilement assimilée à une Lamiacée…
3. Principaux genres
et espèces de Verbénacées utiles, aromatiques
et médicinales
Le
genre Aloysia Palau
Le
genre Aloysia
Palau comprend à peu près 30 espèces, leur
distribution allant du sud des Etats-Unis au
Nord de la Patagonie.
Aloysia triphylla
(L’Hér.) Britt
Noms vernaculaires : Verveine odorante, Verveine citronnelle, Cédron
(Mexique)
Quelques synonymes botaniques :
Lippia triphylla (L’Her) Kuntze, Aloysia citriodora Ortega ex. Pers.,
La Verveine citronnelle, ou Verveine odorante est
probablement la Verbénacée la plus connue du
grand public. Appelée communément
« Verveine », cette dénomination
entretient une certaine confusion, pas seulement
dans le grand public mais aussi chez certains
herboristes, car la verveine odorante n’est
pas une verveine au sens botanique du terme. Le
genre Aloysia auquel elle appartient (elle est aussi parfois assimilée au
genre Lippia)
se
distingue du genre Verbena par le fruit drupacé à 2 graines, et non à 4 akènes, et
par le calice à 4 sépales au lieu de 5. Elle
est donc souvent confondue avec la verveine
officinale (Verbena
officinalis L.), plante commune de nos régions,
qui peut aussi être utilisée en herboristerie
mais dont le goût peu attrayant ne fait pas une
plante très populaire. Il n’est donc pas
surprenant de trouver parfois dans les
herboristeries la verveine odorante vendue sous
le nom de Verbena officinalis.
La Verveine odorante est originaire d’Amérique du
Sud (Chili, Argentine, Pérou). Elle y pousse en
général à des altitudes élevées (2000m. et
plus). On en trouve aussi en Bolivie, en
Colombie, en Equateur et au Pérou et il semble
qu’elle soit naturalisée dans plusieurs régions
à climat méditerranéen et tropical comme la
Chine, le Kenya, le Maroc, l’Espagne,
l’Australie,…
La Verveine odorante aurait été introduite en Europe
à la fin du XVIIIème siècle voire au début
du XIXème par des explorateurs espagnols. Ses
feuilles au parfum de citron persistant l’ont
rendue célèbre pour la confection de
pots-pourris, et surtout dans les domaines de la
parfumerie, la liquoristerie et
l’herboristerie. Son utilisation principale
reste la consommation en tisanes, principalement
le soir. La verveine odorante était cultivée
en France et était résistante au froid jusque
vers Lyon.
Morphologie
La Verveine odorante est un arbuste vivace qui peut atteindre
5m. dans son aire d’origine, mais qui ne dépasse
généralement pas 2m. dans les régions tempérées.
Les feuilles vert clair, allongées, sont
verticillées, en général par 3, parfois par
4, à pétioles très courts. Elles contiennent,
sur leur face inférieure des glandes huileuses
(trichomes sécréteurs), dégageant une odeur
citronnée, un peu piquante. Les inflorescences
forment des épis lâches, à petites fleurs
blanches ou purpurines formées d’une corolle
à 5 lobes égaux. Les fruits sont drupacés, à
2 loges contenant chacune 1 graine.
Usages
Propriétés médicinales :
Composition chimique : Les feuilles fraiches ou séchées
contiennent une huile essentielle jaune clair,
riche en citral et en flavonoïdes.
Propriétés pharmacologiques : La Verveine
odorante est principalement consommée en
tisanes, à raison de 4 ou 5 feuilles par tasse.
Cette infusion a des propriétés digestives,
antispasmodiques, et légèrement stimulantes,
mais c’est principalement comme boisson
d’agrément qu’elle est consommée, en général
le soir.
En herboristerie on prescrit la Verveine odorante en décoction,
à raison de 5 à 10g de feuilles pendant 10
min. à l’eau bouillante, pour traiter les
indigestions, les flatulences, les gastralgies,
la dyspepsie, les névroses, les céphalées,
les troubles mineurs du sommeil, les
bourdonnements d’oreille, l’asthénie, les
vomissements de sang, les attaques cardiaques et
épileptiques et les acouphènes. Boire 3-4
tasses par jour pendant 3 semaines au maximum.
Contre-indications : l’usage abusif de la
Verveine odorante en infusion pourrait provoquer
des troubles gastriques chez certains sujets.
En aromathérapie, l’huile essentielle est utilisée
pour traiter les troubles nerveux et digestifs,
l’acné et les ulcères.
Autres usages :
Ornemental : la verveine odorante peut être
utilisée comme plante de terrasse, en pot, et
aussi comme haie de jardin dans les régions méditerranéennes.
Culinaire : On peut utiliser la verveine odorante
pour la préparation de sorbets, crèmes, glaces
et diverses pâtisseries. On peut aussi
l’utiliser pour parfumer viandes et poissons.
Elle est aussi utilisée en liquoristerie, par
exemple dans la Verveine du Velay, emblème du
patrimoine gastronomique de l’Auvergne.
Domestique : La verveine entre dans la confection
de pots-pourris. Elle est utilisée
traditionnellement au Chili comme anti-acarien
et anti-puceron.
L’huile essentielle enfin était utilisée dans la
parfumerie pour la confection d’Eaux de
Cologne et de savons. Son prix élevé et des réactions
photo sensibilisatrices sur
la peau certaines personnes font qu’elle
n’est aujourd’hui plus guère utilisée.
Culture : La verveine odorante a besoin d’un sol
bien drainé de préférence clair et à pH
neutre, d’un climat chaud et d’une position
ensoleillée. Elle est rustique en Europe jusque
vers Lyon et dans certaines zones tempérées
par la mer plus au nord (en Grande-Bretagne
notamment). La multiplication peut se faire par
éclats des pieds en automne ou par marcottage.
Le bouturage est plus délicat et doit se faire
de préférence au printemps, lorsque la sève
monte, ou en automne, lorsqu’elle descend. Il
faut bien arroser la plante en été pour éviter
la perte des feuilles.
Autres espèces intéressantes
du genre :
Aloysia
polystachia (Griseb.) Moldenke (= Lippia
polystachia Griseb.)
Nom vernaculaire: Te del burro (Argentine), Menthe argentine
Description : arbuste ligneux, généralement très
ramifié, à feuilles généralement opposées,
parfois alternes.
Usages : La menthe argentine est une plante assez
couramment utilisée en Argentine, où elle
entre dans la composition de nombreux mélanges
de plantes médicinales. Elle est notamment
efficace en cas de toux chronique. C’est aussi
une tisane d’agrément fort appréciable, au
goût mentholé avec une pointe de pamplemousse!
Aloysia sonorensis
Moldenke
Nom vernaculaire : mariola (Mayas)
Petit arbuste à feuilles grisâtres et aromatiques. Il
semble qu’il soit endémique de la région de
Sonora, au Mexique, abondant dans certaines régions
mais généralement assez rare. Les indiens
Mayas l’utilisent en cas de grippe, de fièvre
ou de refroidissements.
Le genre Lippia
L.
Le genre Lippia a été dédié à A. Lippi, botaniste-voyageur italien assassiné en Ethiopie.
Il est caractérisé par un calice membraneux,
à 2 angles longitudinaux en forme de carène,
à 4 dents ou profondément divisé en 2. Le
fruit se sépare à maturité en 2 parties,
chacune contenant 1 graine. Les Lippias sont
souvent des plantes aromatiques, couramment
utilisées pour la médecine ou l’agrément
dans les régions où elles poussent. Il existe
plus de 200 espèces du genre Lippia
Lippia dulcis
Trevir.
Synonymes botaniques :
Phyla
dulcis (Trevir.) Moldenke, Lippia mexicana G.L. Nesom
Noms vernaculaires : hierba dulce (Mexique), plante sucrée des Aztèques
Description :
La Lippia dulcis
est un petit arbuste semi-rampant originaire du
Mexique. Les feuilles, membraneuses, sont ovales
à deltoïdes, rugueuses sur le dessus et
pubescentes dessous. Les fleurs sont blanches, réunies
en petits capitules. Les feuilles et les fleurs
on une saveur sucrée et camphrée, un peu
piquante, très prononcée.
Usages traditionnels :
L’utilisation de la plante remonte au moins à l’époque
des aztèques. Au XVIème siècle déjà,
l’espagnol Francisco Hernandez parle de sa
saveur sucrée. Elle est surtout utilisée comme
plante médicinale, pour soigner diverses toux
et affections des bronches et comme emménagogue
Curieusement et en dépit du nom de
« hierba
dulce » que lui donnent les indigènes,
on ne trouve aucune mention D’un usage
traditionnel culinaire ou aromatique.
Propriétés pharmacologiques :
On utilise la teinture concentrée de lippia dulcis pour soigner l’asthme et la bronchite chronique.
C’est un sédatif des muqueuses post-nasales
et des bronches, ce qui la rend efficiente pour
calmer diverses sortes de toux.
Composition chimique :
Les principaux constituants de l’huile essentielle de
lippia
dulcis sont le camphre et la
(+)-hernandulcine. L’hernandulcine est le
constituant responsable de la saveur sucrée de
la plante. Il semble qu’il existe 2 chémotypes
différents de Lippia
dulcis : le chémotype de Porto-Rico à
forte teneur en hernandulcine et le chémotype
mexicain à forte teneur en camphre.
L’hernandulcine a un pouvoir sucrant entre
1000 et 1500 fois supérieur au sucrose, ce qui
en fait un des édulcorants les plus puissants
au monde. On a beaucoup discuté du potentiel de
l’hernandulcine comme édulcorant industriel,
mais un léger arrière goût et surtout
l’instabilité chimique de la molécule
compromettent fortement son développement. De
plus, les plantes présentant de fortes teneurs
en camphre se prêtent moins bien à
l’extraction d’hernandulcine.
Culture et propagation:
La Lippia dulcis
requiert des conditions de vie semblables à Aloysia
triphylla (voir plus haut). La
multiplication peut se faire par boutures ou par
marcottage. Dans les 2 cas, la reprise semble
excellente (presque 100%).
Lippia
alba (Mill.) N.E. Br.
Synonymes
botaniques: Lantana alba P.
Mill., Lippia
germinata Kunth, Phyla
alba?
Noms
vernaculaires : Prontoalivio (Colombie), Erva Cidreira
(Brésil), Salvia Morada (Argentine), Valeriana
(Mexique)
Description :
Lippia alba est
un arbuste pouvant atteindre jusqu’à 2 mètres.
Les feuilles sont membraneuses, pétiolées
fortement odorantes, à la saveur piquante légèrement
citronnée. Les fleurs blanches sont réunies en
capitules axillaires. La plante est cultivée
dans les régions chaudes d’Amérique du Sud,
du Mexique au Paraguay, principalement au Brésil.
Usages traditionnels :
La Lippia alba
est une plante médicinale utilisée
principalement au brésil comme sédatif, antidépresseur
et analgésique. Elle est utilisée par les
indiens Mayas qui en font une décoction utilisée
comme tonique contre les maux de tête, la
tension et le stress.
Composition chimique et usages divers :
L’huile essentielle de Lippia
alba est riche en carvone (30-35%) et
en limonène (env. 25%).
On peut l’utiliser en aromathérapie comme stomachique,
digestif, antispasmodique, antiasthmatique ou
encore pour lutter contre les hémorroïdes. Par
ailleurs, des recherches sont actuellement en
cours pour exploiter l’huile essentielle de Lippia
alba comme correcteur d’arôme dans
l’industrie alimentaire, pharmaceutique ou
encore cosmétique.
Culture et propagation :
La propagation de la Lippia
alba se fait en général par boutures de
tiges de 20-25 cm de long et 0,5 cm de diamètre.
La reprise semble moins bonne qu’avec Lippia
dulcis (- de 50%)
Lippia
graveolens
Kunth
Synonyme
botanique: Lippia berlandieri
Schauer
Noms
vernaculaires:
orégano
(attention, il semble que le terme d’orégano
s’applique à plusieurs espèces differentes
du genre Lippia,
dont: L.
palmeri, L. origanoides, et L.graveolens),
origan du Mexique, yerba dulce ( n.b.: selon les
auteurs, au Mexique, le terme de Yerba dulce est
appliqué ausi bien à Lippia dulcis qu’à L.
graveolens ), red brush.
Description:
Arbuste pouvant atteindre
jusqu’à 2 m. de hauteur, à feuilles
oblongues ou elliptiques, larges de 2 à 4 cm.,
tomenteuses, à bords crénelés, fortement
aromatiques (n.b.: graveolens signifie: à forte
senteur). Inflorescences à 2-4 pédoncules,
fleurs à corolle blanche. Fruits petits,
contenus dans le calice. On trouve la plante
dans le matorral désertique, épineux, xérophyle
et subtropical. Elle pousse généralement entre
1700 et 2000 m. d’altitude.
Usages:
Comestible:
les
feuilles aromatiques s’utilisent couramment en
cuisine
Médicinal:
utilisée comme abortif et antispasmodique.
C’est un bon expectorant pour les problêmes
d’asthme. La Lippia
graveolens contient du thymol, du carvacrol,
de l’isocaryophyllène. La plante est reconnue
comme un tonique, un stimulant et un
expectorant.
Pesticide-insecticide:
On utilise l’huile de L.graveolens
comme insecticide, pour lutter notamment contre
les acariens des cultures et les parasites des
abeilles mellifères.
Lippia
javanica (Burm.f.)
Spreng
Noms
vernaculaires: Fever tea, Lemon bush (anglais), Lemoenbossie
(Afrikaans), umSwazi (Zulu), musukudu (Tswana).
Description:
Lippia
javanica
est un arbuste de plus de 2 mètres. Les
feuilles, velues, sont fortement aromatiques, à
l’arôme de citron. Les fleurs, blanches-jaunâtres
sont réunies en petits capitules. La Lippia
javanica est une plante originaire
d’Afrique du Sud, où elle est assez répandue.
Sa distribution s’étend vers le nord en
Afrique tropicale.
Usages :
La Lippia
javanica s’utilise en infusion pour
soigner la toux, la fièvre et les
refroidissements. A petites doses, l’infusion
est prise comme boisson de santé. Les infusions
plus fortes traitent les maux spécifiques
Principes actifs :
L.javanica contient
une huile essentielle riche en
monoterpénoides (myrcène, caryophyllène,
linalool,…), la proportion des divers
constituants peut fortement varier d’une
plante à l’autre. Les recherches
pharmacologiques ont montré que l’huile
essentielle avait un effet antiseptique et décongestionnant.
Concernant les maux de tête et la fièvre, des
études plus approfondies doivent être menées.
Lippia multiflora
Moldenke
Noms vernaculaires : Bahé (Poular-Guinée)
Description :
Plante vivace à tiges annuelles ou bisannuelles,
pouvant atteindre 1 à 2m. Feuilles elliptiques
finement dentées, souvent blanchâtres dessous.
Feurs petites, blanches, en glomérules
cylindriques, disposée en panicules
corymbiformes. Fruit à chair jaune foncé, sucré.
La plante pousse dans la zone soudanienne de la
république du Tchad, mais aussi dans bien
d’autres régions de l’Afrique tropicale
humide.
Usages traditionnels :
Outre le fruit comestible, on utilise la plante pour
ses propriétés médicinales. Au Tchad, le décocté
de feuilles est bu contre le rhume ou pris en
bain contre les courbatures. Les feuilles
fraiches enfumées chassent les moustiques. Au
Congo, on l’utilise comme thé conventionnel
et au Ghana pour traiter l’hypertension artérielle.
Propriétés pharmacologiques :
Des études ont été menées et ont montré que la
plante était un sédatif, un relaxant
musculaire et un antalgique efficace.
Autres espèces intéressantes
du genre
Lippia scaberrima
Sond
: Appelée
beukessboss ou encore mosukujane, Lippia
scaberrima est une plante originaire d’Afrique
du Sud. C’est un arbuste aromatique dont
l’odeur se situe entre la lavande et
l’eucalyptus, odeur due au lippianol qu’elle
contient. Lippia scaberrima est depuis longtemps
utilisée par les Tswana du Bostwana comme
substitut de thé aux propriétés calmantes et
relaxantes, ainsi qu’au Malawi et au Zimbabwe
pour soigner la toux, l’asthme, la fièvre et
les maux de tête. Les feuilles sont conditionnées
(industriellement) comme le thé et on en prépare
une infusion dénuée de caféine, à la saveur
agréablement mentholée.
Lippia palmeri
S.
Watson
: Ce
petit arbuste au feuillage dense et à petites
fleurs blanches est récolté en grande quantité
par les Mayas de San Antonio (Mexique) pour ses
propriétés aromatiques. Les Mayas lui donnent
le nom d’origan (orégano).
Après broyage, les feuilles sont séchées une
semaine au soleil.
Lippia turbinata Gris.
:
Ce petit arbuste originaire des Amériques est abondamment utilisé dans la médecine populaire argentine
comme plante aromatique et médicinale. On lui
donne le nom populaire de « Poleo »
(attention : le terme « Poleo »
désigne parfois d’autres plantes ayant des
propriétés semblables). C’est une plante
digestive, diurétique et emménagogue. Elle est
reconnue comme une plante médicinale officielle
de la Pharmacopée Nationale Argentine.
On peut
encore citer…
-Lippia integrifolia
(incayuyo)
-Lippia polystachia Griseb. (Voir Aloysia polystachia)
-Lippia micromera
aussi appelée thym d’Espagne ou origan du
Costa Rica
-Lippia nodiflora L.
aussi appelée au Chili Yerba de la Santa Maria
-Lippia callicarpifolia L.
-Lippia pseudothea Schau.
Le genre Verbena
Caractéristiques botaniques du genre : tube du calice
à 4-5 côtes longitudinales, corolle à 5 lobes
un peu inégaux,
4 étamines renfermées dans le tube de
la corolle. Fruit : capsule se séparant à
maturité en 4 parties, contenant chacune 1
graine
Verbena officinalis
L.
Noms vernaculaires : Verveine sauvage, Herbe de sang, Herbe du foie, Herbe
aux sorciers, Herbe aux enchantements
Description :
Plante vivace de 35 à 80 cm., à fleurs lilacées-blanchâtres
disposées en longs épis grêles, formant eux-mêmes
une grappe terminale d’épis. Bractées plus
courtes que les fleurs. Calice dressé, à 4
angles et 5 dents inégales. Tube de la corolle
un peu courbé, dépassant le calice, à 5 lobes
légèrement inégaux. Feuilles opposées,
rudes, découpées
vers le bas de la plante et crènelées
vers le haut.
La Verveine officinale est une plante très répandue dans
nos contrées. On la trouve dans les décombres,
les endroits incultes, au bord des chemins,…On
la trouve rarement au-delà de l’étage
montagnard, sauf exceptionnellement dans les
Alpes.
Composition et propriétés pharmacologiques :
La Verveine contient un glucoside, la verbénaline
(C17H25O10) et elle est reconnue comme plante amère,
astringente, fébrifuge, vulnéraire et résolutive.
Les feuilles sont utilisées en cataplasmes
contre les pleurodynies et les céphalalgies.
Histoire et symbolique :
Le terme de Verbenae
désigne à l’origine les rameaux des plantes
sacrées associées aux sacrifices chez les
latins. Parmi ces plantes se trouvaient aussi
l’olivier et le myrte. Il est donc difficile
de dire si le terme de « Verveine »
actuellement utilisé désigne bien la verveine
de nos contrées. Quoi qu’il en soit, cette
plante considérée aujourd’hui comme une
vulgaire mauvaise herbe, était une des plantes
les plus estimée des Anciens. Elle était portée
en couronne par les ambassadeurs de paix, que
l’on nommait « Verbeneri ». Le nom
de « Verveine » proviendrait du
celte « ferfaen », de fer (chasser
ailleurs) et faen (pierre), en référence à
son utilisation contre les calculs biliaires.
Elle était aussi reconnue comme plante médicinale,
notamment pour soigner les blessures provoquées
par les armes en fer, d’où son nom allemand
d’Eisenkraut.
La verveine est une plante magique, associée aux forces de
la terre. Cela vient probablement du fait que,
malgré son port frêle et modeste, la verveine
est une plante solidement ancrée dans le sol et
que l’on n’arrache pas facilement. Dirigée
vers les profondeurs de la terre par la force de
ses racines, arracher une verveine n’était
pas un acte gratuit à
une époque où la croyance dans la théorie des
signatures était encore forte, et il était
accompagné de nombreuses prescriptions. Cette
plante d’un monde « inverse »
devait être approchée de préférence à
reculons ; il fallait tracer un cercle
autour de la plante avant de l’arracher, il
fallait la bénir 7 fois avant de pouvoir
l’utiliser…
Dans les mondes celtes et latins, la verveine était une
plante associée à maintes superstitions,
faculté qu’elle réussit à maintenir
longtemps encore pendant l’ère chrétienne.
On la prescrit presque toujours en réponse à
des maux surnaturels : écarter le mauvais
œil, éloigner la foudre, préserver de la
fatigue,… elle est en outre une herbe de
divination de premier plan.
Mais s’il est un domaine de prédilection pour la verveine,
c’est bien celui des jeux de l’amour. La
verveine est une plante associée à
Venus-Aphrodite, déesse de l’amour, et elle
est indispensable à la préparation des
philtres d’amour. Attention ! Pour
garantir leur efficacité, il faut prendre garde
de respecter les rituels d’arrachage et les
formules incantatoires à la lettre.
Verbena hastata L.
Noms populaires : Verveine hastée, Simpler’s Joy, Wild hyssop
Description :
Plante vivace pouvant atteindre 1,5 m. à branches
quadrangulaires. Les feuilles sont opposées, pétiolées,
lancéolées et rugueuses et embrassantes. Les
fleurs, bleues-violacées, sessiles, sont disposées
sur des épis paniculés terminaux ou
axillaires.
La verveine hastée est originaire d’Amérique du Nord où
elle pousse au bord des routes où dans les prés
gras.
Usages :
La verveine hastée est principalement utilisée comme
plante décorative (il existe un cultivar à
fleurs roses) et pour ses propriétés médicinales.
C’est principalement la racine qui est utilisée,
mais aussi les feuilles. On utilise la teinture
contre les irritations gastriques et elle est en
général prescrite contre les refroidissements
et aux convalescents. On peut aussi en faire une
poudre à sniffer contre les saignements de nez.
Propriétés pharmacologiques :
La verveine hastée est un remède tonique, émétique,
expectorant, sudorifique, vermifuge et vulnéraire.
En outre, des recherches sont en cours
concernant son utilisation pour traiter l’épilepsie.
Verbena urticifolia L.
Noms populaires : Verveine blanche, Verveine à feuilles d’ortie
Description : plante vivace atteignant 25 cm
Usages : mélangée à de l’écorce de chêne et bouillie dans du
lait et de l’eau, la verveine blanche serait
efficace contre l’Herbe à puces (Rhus
radicans). L’infusion serait aussi un remède
à l’intoxication par Rhus toxicodendron L.
Quelques autres espèces
du genre :
-V. bonariensis
L.
-V. bracteata
Lag. & Rodr.
-V. carolina
L.
-V. rigida
Spreng.
-V. stricta
Vent.
-V. tenera Spreng
La plupart de ces plantes sont utilisées comme plantes
ornementales.
Le genre Vitex
Le genre Vitex contient plus de 480 espèces réparties en
Asie, Amérique, Europe et Afrique.
Vitex agnus-castus
L.
: Noms vernaculaires : Gattilier, Gattelier, Herbe au
poivre, Petit poivre, Agneau-chaste.
Description :
Arbuste de 1 à 2 m.. Feuilles opposées, à pétiole
allongé, composées de 5 à 7 folioles unies en
1 point. Elles sont glabres et vertes dessus,
cotonneuses et blanchâtres dessous. Fleurs
disposées en petites grappes courtes, opposées
formant une inflorescence allongée. Les fleurs
sont bleuâtres, violacées ou blanchâtres à
calice couvert de poils cotonneux et blanchâtres,
à 5 dents ; corolle à 5 lobes inégaux,
l’inférieur beaucoup plus grand que les
autres. Fruit noir-rougeâtre, globuleux, de 3-4
mm. de diamètre, renfermant 4 graines. La
plante entière dégage une odeur semblable au
poivre.
Le Gattilier se rencontre dans les endroits humides, au bord
des cours d’eau ou dans les régions
maritimes, essentiellement dans la zone méditerranéenne.
On le trouve aussi au nord de l’Afrique et en
Asie centrale et du sud-ouest.
Usages populaires :
Les rameaux servaient à faire des paniers ou à
entourer les jarres. Les fruits peuvent être
utilisés comme du poivre en assaisonnement.
C’est aussi une plante ornementale.
Le nom d’agneau-chaste provient du fait que la plante était
utilisée par les moines comme anaphrodisiaque,
afin de réfréner leurs ardeurs sexuelles. Il
semble que la plante était déjà utilisée
pendant les fêtes athéniennes dédiées à la
déesse Déméter. Les femmes y dormaient sur
des couronnes de Vitex
pour refréner leurs ardeurs sexuelles. Il
semble pourtant que le Vitex soit généralement destiné aux hommes, mais son usage reste
ambigu. Ainsi, au Maroc, il est tantôt vendu
comme anaphrodisiaque, tantôt comme
aphrodisiaque, et il y porte le nom de « graine
de la perte ».
Composition et
propriétés pharmacologiques :
Les feuilles de Gattilier contiennent une huile
essentielle composée de cinéol et un
sesquiterpène de l’acide palmitique. Le fruit
contient une autre huile essentielle qui serait
soporifique, voire stupéfiante à hautes doses,
et un alcaloïde, la viticine. Le fruit et les
sommités auraient une action antioestrogène,
ce qui pourrait expliquer l’effet
anaphrodisiaque, du moins chez les femmes.
Autres espèces intéressantes
du genre :
Vitex negundo
L. : Aussi appelé indrasura (boisson enivrante d’Indra).
Contient des flavonoïdes à effet anti androgène
et une huile essentielle. Médecine ayurvédique :
contre la fièvre et les rhumatismes
Vitex mollis
Kunth. : Arbuste
utilisé par les indiens Mayas comme plante décorative
mais aussi pour ses fruits. Les feuilles prises
en décoction, aideraient à remédier aux
« douleurs du travail ».
Vitex pubescens
Vahl :
Encens inébriant : graines de datura+vitex
pubescens.
Vitex trifolia L. :
utilisé comme épice, contre la fièvre et
comme emménagogue.
Vitex cannabifolia
Sieb. & Zucc
Vitex incisa Lam.,
Vitex
rotundifolia L.
Vitex pyramidata
Rob.
4. Autres genres et
espèces intéressants de la famille des Verbénacées
Avicennia
sp.
: Le genre Avicennia
contient plusieurs espèces d’arbres de
mangroves dans les régions tropicales et
subtropicales. La racine de Avicennia
officinalis L. est utilisée au en Inde
comme aphrodisiaque. Le fruit peut être préparé
en cataplasme. Avicennia
africana P. Beauv., ou palétuvier blanc,
pousse, comme son nom l’indique, en
Afrique et en particulier au Gabon où l’écorce
est broyée pour préparer une pommade à base
d’huile de palme utilisée contre la galle,
les poux et les chiques. Elle sert aussi à
tanner. Les graines servent aussi d’aliment de
famine mais demandent une longue préparation
pour être consommées sans danger.
Lantana sp.
: Le genre
Lantana contient environ 80 espèces réparties
principalement en Amérique tropicale et
subtropicale, mais aussi en Asie et en Afrique.
Généralement arbustes, parfois arbrisseaux, à
feuilles opposées ou verticillées par 3.
Inflorescences en épis cylindriques ou
capituliformes. L’espèce la plus connue du
genre est Lantana camara L.. Ce buisson
largement répandu dans les régions tropicales
et subtropicales d’Afrique et d’Amérique
est souvent prisé des horticulteurs pour ses
fleurs en forme
de capitules jaunes et oranges. L’espèce est
aussi utilisée dans plusieurs médecines
traditionnelles. Les Mayas font bouillir la
racine et boivent la décoction pour soigner les
problèmes de reins. Le thé fait avec les
branches est bu en cas de piqures de scorpions.
La plante est diaphorétique et stimulante.
Une autre espèce, Lantana pseudo-thea Schauer est utilisée
au Brésil comme substitut de thé. Le fruit est
en outre comestible. Il existe en outre
plusieurs autres espèces de Lantana
(L. nivea, L. mixta,...) utilisées comme
plantes ornementales pour la diversité de
couleur de leurs fleurs.
Tectona grandis
L.
: Tectona grandis
est un grand arbre originaire des Indes et du
Siam. Son bois dur est imputrescible l’a rendu
célèbre dans le monde entier, et il est communément
appelé teck. Sa dureté et sa durabilité en
ont fait un bois de premier choix pour la
construction de bateaux. C’est aussi le bois
le plus prisé pour confectionner des meubles de
jardin et son exploitation intensive dans les
zones tropicales et équatoriales a été
fortement médiatisée. Aujourd’hui beaucoup
de teck provient d’arbres de plantation. Outre
le bois, les feuilles, au goût amer, acidulé
et astringent, sont utilisées contre le choléra.
Les fleurs aussi sont réputées pour avoir des
propriétés diurétiques.
N.b. : le teck africain provient d’un autre arbre de
la famille des euphorbiacées : Oldfieldia
africana.
Stachytarpheta jamaicanensis Vahl. : Originaire des Indes et d’Amérique du Sud, la plante est
utilisée comme tonique et diaphorétique. Le
jus est purgatif, les feuilles sont utilisées
en cas de fièvre et la racine est emménagogue.
En usage externe, elle s’utilise comme
l’Arnica. On peut aussi en faire un substitut
de thé.
Nashia inaguensis
Millsp
: Arbuste pouvant atteindre 2 m. de haut, passablement ramifié,
originaire de l’est des caraïbes, et en
particulier de l’île d’Inagua, dans les
Bahamas, se laquelle vient son nom. Cette plante
est aussi appelée « Moujean tea »
et on la trouve parfois chez les spécialistes
en plantes aromatiques. Quelques rameaux en décoction
dans de l’eau bouillante et on obtient une
boisson au goût délicieusement raffiné.
Phyla sp.
Le genre Phyla
Lour. (en anglais : fogfruit) est souvent
apparié au genre Lippia
L.. Ils sont même généralement considérés
comme des synonymes. Le genre Phyla
contient officiellement 11 espèces réparties
dans les régions tropicales et subtropicales.
On peut citer parmi celles-ci : Phyla canescens (Kunth) Greene, Phyla
cuneifolia (Torr.) Greene, Phyla
dulcis (Trevir.) Moldenke (=Lippia
dulcis Trevir.), Phyla
lanceolata (Michx.) Greene, Phyla
nodiflora (L.) Greene, Phyla
alba,…
Clé
des espèces
1.
Vitex L.
Vitex
agnus-castus L. (sud de l’Europe)
2.
Lantana L.
Lantana
camara L. (pl. tropicale et subtropicale,
naturalisée aux Açores, parfois en méditerranée)
3.
Verbena L.
1. Flles dentelées
ou en dent de scie, sessiles, embrassant la tige ;
épis très denses.
2. Bractées
nettement plus longues que le calice ; épis
en panicule lâche
rigida
-Orig. : Argentine et Brésil.
Naturalisée aux Açores
2. Bractées égales
ou inférieures au calice ; épis denses et
sessiles
bonariensis
-Orig. : Argentine, Brésil.
Naturalisée à l’ouest de l’Europe
1. Au moins les flles
inférieures profondément incisées, 1-2
pennatiséquées, pétiolées ; épis longs
et fins se relâchant
3. Tige rugueuse sur
les angles, normalement dréssée ; épis
10-25 cm. officinalis
-Pl. cosmopolite
3.
Tige garnie de poils ou soies longs et raides,
rampante ; épis jusqu’à 8cm supina
- Sud de l’Europe, sud de la Hongrie
4.
Lippia
1 arbuste de 3-6 m. ;
inflorescence en panicule ou en épis long et
fin
triphylla
-localement naturalisée dans la région
méditerranéenne
1 plante herbacée de
15-30 cm., parfois ligneuse à la base ;
inflorescence en épi court et solide
2 fleurs blanches ;
calice lobé jusqu’à la base ou presque
nodiflora
-zones grasses et mouillées, au bord de
la mer
2 Fleurs lilas ;
calice lobé pas plus loin que la moitié
canescens
-parfois naturalisée au sud-ouest de
l’Europe
Eléments
de bibliographie
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J.
1997.-La Pharmacopée
marocaine traditionnelle.-764 p.-Ibis Press
BONNEVAL
(de) Patrice
1999.-
L’Herboristerie.-416p.-Editions DésIris
BONNIER,
Gaston
1934.-Flore
complète de France Suisse et Belgique illustrée
en couleurs, tome 9.- Paris
BRUNETON
Jean
1993.-Pharmacognosie :
phytochimie, plantes médicinales.-916
p.-Editions Lavoisier Tech. & Doc.
DRAGENDORF Georg
1898.-Die Heilpflanzen der verschiedenen Völker und zeiten, 884 p. –
Stuttgart, Verlag von Ferdinand Enke
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HUBERT G.
1921.- Des
Verbénacées utilisées en matière médicale.-128
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LIEUTAGHI
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1998.-La plante compagne.
Pratique et imaginaire de la flore sauvage en
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1997.-Medicinal plants of South Africa.-304 p. –Briza Publications
YETMAN
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2002.-
Mayo Ethnobotany. Land, History, and Traditional
Knowledge in Northwest Mexico. 359 p.-Berkeley:
University of California Press
Internet :
Le site du department
federal de l’agriculture américain. Base de
données sur les plantes sauvages :
http://plants.usda.gov/index.html
Caractéristiques
morphologiques des Verbénacées et d’autres
familles de plantes :
L. Watson and M.J. Dallwitz (1992 onwards).
The families of flowering plants: descriptions, illustrations, identification, a http://plants.usda.gov/index.htmlnd information
retrieval
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