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LES SAUGES
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Au pays des Sauges, vous êtes chez
la Reine des plantes
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Parée de toutes les vertus; de la divination aux
multiples prodiges de la médecine amérindienne, de la
médecine occidentale dès le XVe siècle à la cuisine
actuelle, il ne fait aucun doute que la Sauge dut
réaliser bien des miracles, sauver bien des vies (du
latin Salvus = en bonne santé et Salvare = sauver) pour
mériter qu'un tel savoir populaire soit transmis à
travers tant de générations.
Un proverbe provençal
affirme même :
"Qui a de la Sauge dans son jardin
n'a pas besoin de médecin"
Pour le botaniste, c'est une
labiée maligne qui a su
développer un piège pollinisateur par un subtil jeu de
balanciers et dans lequel l'insecte maladroit se fait
prendre à coup sûr.
Enfin, ce genre comprend deux grand groupes pour environ
900 espèces.
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les indigènes, peu représentées
chez nous,
car relativement bien
connues dans les champs. 
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les exotiques dont nous vous présentons quelques
belles étrangères originaires d'Afrique, de Chine et
beaucoup d'Amérique centrale, du Mexique notamment.
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Dès
l'antiquité, de Théophraste, Pline l'Ancien et
Dioscoride au Moyen Âge; elle jouit d'une
grande estime pour ses bienfaits thérapeutiques;
et ses vertus sont reconnues par Walahfrid
Strabon dans l'Hortulus ainsi qu'au XIIe siècle
par Sainte Hildegarde. Au XVIe, les belle
italiennes utilisent les graines de S.sclarea
pour se nettoyer les yeux. Plus tard -et
j'en oublie- Louis XIV se fait servir
quotidiennement des infusions de sauges; et
Nicholas Culpeper écrit en 1652 dans "Un
médecin anglais" : "La sauge est un
remède excellent pour stimuler et raffermir la
mémoire, réchauffer et exciter les sens
..." Au XVIIe, la
sauge se fume, roulée en cigarette pour
combattre l'asthme! et on lui trouvera encore
d'autres propriétés comme : anti-sudorale,
fébrifuge, contre la tuberculose et
emménagogue
dès 1938 avec la découvertes de substances
proches des oestrogènes (déjà utilisée pour
le traitement de la stérilité féminine à
l'époque des dynasties égyptiennes, sous
Ramsès notamment). Dès cette année, on
lui trouve encore -et sans pour autant lui
enlever ses vertus premières- de nombreuses
autres propriétés comme: hypoglycémiante et des vertus stimulantes sur le système nerveux.
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Plusieurs
espèces partagent les mêmes substances, donc
les mêmes propriétés que la sauge officinale
: S.sclarea,
S.viridis, S.pratensis, S.verbenacea et
S.aethiopis pour ne citer que les espèces
couramment utilisées ou spontanées dans nos
régions;
toxicité en moins car l'essence de sauge
officinale est
létale, ingérée ou en injection.
S.lavandula
est signalée pour avoir des effets abortifs dès
1992 en raison de la présence d’acétate de
sabinyl et démontré par des tests sur des
souris. Des propriétés similaires ont été
rapportées suite à l’ingestion par du bétail
avec les espèces S.reflexa
et S.coccinea.
En
d’autres parties du monde, les sauges sont
utilisées pour des raisons diverses : Les
Amérindiens ont eu recours à trois utilisation
traditionnelles propres à des espèces endémiques :
le chia
(S.columbariae en Californie, ou S.tiliafolia
chez les Tarahumara du Mexique, ou encore S.hispanica
et S.potus,
toujours au Mexique). Les graines, mises à
gonfler dans de l’eau, se transforme en un gel
buvable qui est un
puissant dopant « une cuillère à
soupe de graines serait suffisante pour assurer
la subsistance d’un indien pendant un effort
ou marche de 24 heures ». Les graines
moulues de ces mêmes espèces entrent dans la
composition du pinole (boisson des pauvres gens et des paysans à base de farine de
maïs grillé, battue dans l’eau chaude ou
froide ; seule ou mélangée à du cacao,
du sucre, de la cannelle ou de l’achiote
(graines de Bixia
orellana)) et de l’atole (boisson
en forme de bouillie, faite de farine de maïs délayée
dans de l’eau bouillie).
Enfin,
on ne peut passer à côté de S.divinorum
dont les effets psychotropes de cette sauge
ont fait sa notoriété chez les amateurs
d’expériences parallèles. S.apiana,
une espèce californienne
mélangée à d’autres herbes est brûlée
pour produire une fumée purifiante chez les Amérindiens.
Dans la médecine chinois, S.miltiorhizza
fait partie de la pharmacopée
traditionnelle sous le nom de Danshen.
D’autres espèces chinoises et indiennes
sont également citées comme plantes médicinales,
utilisées par des guérisseurs locaux (S.plejeba,
S.przewalskii) entre autres. En Afrique, les
S.africana,
S.aurea, S.chameleagna
(ci-contre)
sont utilisées en
infusions de façons similaires à S.officinalis
contre les toux, bronchites, etc. Comme en
Amérique et en Europe, certaines sauges sont brûlées
comme désinfectant ou pour chasser la vermine :
S.stenophylla, S.repens et S.runcinata.
S.repens et S.disermas
sont utilisées comme analgésique en bains
ou en lotion locale.
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Les préférées
du patron: les Salvia apiana, S.clevelandii,
S.dorisiana, S.tingitana et S.elegans 'Scarlett
Pinapple' aux
parfums
envoûtants d'ananas, d'autres fruits
exotiques et de miel ou encore S.discolor (voir
photo du haut) au
puissant parfum de cassis et d'autres aux senteurs de
pêches, certaines ont aussi de très fortes
senteurs musquées. Les espèces citées ci-dessus sont toutes des
espèces botaniques et nul doute que si vous vous penchez quelque peu sur elles, vous vous égarerez
volontiers ... "Au Pays des Sauges"
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En exposition et en vente au détail dans notre
Jardin des Senteurs, plus de 350 espèces et variétés
de Sauges vous attendent pour une visite de mai à
septembre; les meilleurs moments étant les mois de juillet
et août. Et environ 40 nouvelles espèves et variétés
ont fait leur apparition depuis cette année 2013
chez nous.
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Dernière mise à jour:
08.04.13 |
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