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Très
voisins des agaves (et les agaves des yuccas !)
par leur aspect, il convient de décrypter
quelques différences essentielles à leur reconnaissance.
Ci-dessous,
un tableau permet de distinguer quelques points
nécessaires à la reconnaissance et à la
distinction entre ces trois genres que sont les
aloès, les agaves et les yuccas:
| Les
agaves
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Les
aloès
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Les
yuccas
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| Famille :
Agavaceae
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Famille :
Liliaceae
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Famille :
Agavaceae
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| Origine :
Nouveau Monde
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Origine :
Afrique, Madagascar et Océan Indien
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Origine :
Amérique du Nord
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| Les
feuilles des rosettes sont dures, coriaces
et toujours terminées par une épine
pointue avec un rôle défensif réel.
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Les
feuilles en rosettes sont épaisses,
molles, fragiles et remplies d’un suc
plutôt visqueux. Leurs épines sont plus
que rudimentaires et sans aucun rôle défensif.
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Les
feuilles sont longues, minces et souples,
non dentelées et pointues aux extrémités.
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| Ne
fleurit qu’une seule fois dans sa vie,
après quinze ou quarante ans selon le
climat et l’espèce. La plante meurt
ensuite non sans avoir produit des rejets
ainsi que des graines.
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Floraison
annuelle et souvent dans les tons
orangés; ce genre ne meurt pas après sa
floraison.
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Dès
leur maturité, les yuccas fleurissent
chaque année en hautes et lourdes grappes
de fleurs généralement blanches; ils
n'en meurent pas eux non plus.
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| Résistance
au froid : légère, mais il est plus
prudent de les rentrer à l’abri du gel.
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Résistance
au froid : aucune et doivent être
rentrés à l’abri du froid (bien avant
les gelées)
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Résistance
au froid : bonne, mais selon les espèces,
certaines doivent être protégées, paillées
ou rentrées.
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Essentiellement
originaires d’Afrique du Sud, de nombreuses
espèces d'Aloes parmi les 275 connues
(le nombre peut varier selon les auteurs) ont élargi
leur aire de répartition par des moyens
naturels et pour certaines grâce à l’homme
qui les a utilisées en pharmacologie ou pour
son agrément. On les trouve désormais à l’état
subspontané, aussi bien en Amérique
(Californie, Venezuela, Mexique et Pérou)
qu’en Inde, Chine, Europe du Sud (Italie,
Chypre, Espagne, Portugal) ou au Moyen-Orient,
Turquie, Israël, Emirats Arabes, Afrique du
Nord ainsi qu’en Nouvelle-Calédonie, Hawaii,
etc …
Les
Égyptiens, les Romains et les Hébreux de
l’Antiquité utilisaient déjà l’aloès.
Quatre cents ans avant J.-C., il était connu
des Grecs qui l’importaient de l’île de
Socotra au sud du Yémen. Saint Thomas, médecin,
l’aurait introduit en Inde; la plante
aurait ensuite gagné l’Indochine et la Chine
où elle était déjà connue et employée au
XVIe siècle. Les anciens utilisaient le suc
d’aloès comme purgatif et cicatrisant pour
les brûlures et diverses blessures
superficielles.
Certaines
communautés religieuses en tiraient un succédané
d’encens et encore de nos jours en Asie, du
bois d’aloès est brûlé lors de certaines cérémonies.
Les Zoulous d’Afrique du Sud emploient Aloe
saponaria pour les soins corporels et la
protection solaire. Aloe africana (photo
ci-dessous) était aussi employé, mais sa
croissance bien inférieure à Aloe vera
...
Dans
les années 1933-1940, un ophtalmologiste russe,
le docteur Filatow se passionna pour l’aloès.
Il en tira plusieurs préparations sans aucun
rapport avec l’ophtalmologie, en particulier
pour traiter les maladies inflammatoires de la
moelle épinière, l’artériosclérose et en gériatrie.
Il arriva a des observation intéressantes où
il prétendait que ses applications extrêmement
variées ne combattaient pas la maladie; mais
par le rôle de stimulateurs biologiques,
incitaient l’organisme au moyen de réflexes
et par le canal du système nerveux central à
apporter la réponse adéquate au type
d’agression, probablement en augmentant
l’activité enzymatique. Cette démarche est
proche de l’homéopathie et d’autant plus
intéressante que certains guérisseurs phytothérapeutes
ont prétendu avoir obtenu des rémissions de
cancers à l’aide préparations artisanales,
et que les Indiens du Pérou soulagent certains
cancers par des décoctions d’aloès
(informations à prendre évidemment avec
prudence).
Les
préparations traditionnelles varient peu :
le suc ou gélose, quelque peu translucide à
l’état frais devient brunâtre après séchage
à l’air. Il est récupéré par incision des
feuilles ou pilage. En médecine populaire,
l’utilisation la plus généralisée de
l’aloès concerne la cicatrisation des brûlures
et des plaies superficielles. L’application
est d’un effet spectaculaire aussi bien pour
apaiser les douleurs que pour la reconstitution
des tissus.
La
plante fraîche a été –selon certains
ouvrages- utilisée avec succès pour éliminer
les grains de beauté indésirables et contre
les zonas, mais aussi en préparation contre le
diabète, les maux d’estomac, l’asthme et
l’eczéma.
Selon
les spécialités, elle est présentée comme
stomachique, cholagogue, emménagogue,
vermifuge, laxative, purgative et abortive.
L’usage interne n’est recommandée que pour
les connaisseurs et contre-indiquée en cas de
grossesse, affection utérine, hémorragie
interne, dysenterie, colite et congestion. Elle
est également utilisée dans le domaine vétérinaire
et pourrait avoir des propriétés intéressantes
comme « plante dépolluante ».

Ci-dessus:
Aloe maculata (Gasteria maculata) et Aloe
vera (A.barbadensis)
Aloe
vera
est l’aloès le plus connu et le plus utilisée
en pratique. Cette plante est surnommée dans
plusieurs régions « la plante médecine »
ou « plante des premiers soins ».
Originaire d’Afrique du Nord et plus précisément
des îles Canaries, c’est elle que l’on
retrouve à peu près dans tous les pays déjà
cités. Elle fut importée durant le XVIIe siècle
aux îles de la Barbade par les anglais, et
gagna ensuite les pays d’Amérique latine où
elle est encore
actuellement connue sous le nom erroné d'Aloe
barbadensis. On la retrouve en Indes sous le
nom de kumari
et en Chine avec la sous-espèce sinensis,
puis à Hawaï et en Nouvelle-Calédonie.
D’autres
espèces sont aussi mises à contribution en
pharmacologie, comme: A.arborescens, A.ferox, A.saponaria, A.succotrina
(ci-dessous)
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